Faire du hula-hoop après 50 ans et Interview avec Beth Lavinder

Faire du sport après 50 ans

Il n’est plus à prouver que faire de l’exercice est bon pour la santé. Rester actif après 50 ans est bénéfique, car cela améliore notre qualité de vie. Par contre, on se demande parfois quel sport pratiquer après 50 ans. Avez-vous déjà songé à faire du hula-hoop comme activité physique ? Dans cet article, vous trouverez des informations sur les cours de hula-hoop pour les 50 ans et plus, ainsi qu’une interview inspirante avec Beth Lavinder, une femme active dans la cinquantaine qui pratique le hula-hoop et la moto ! Elle a généreusement répondu à nos questions telles que : suis-je trop vieille pour faire du hula-hoop ? et as-tu déjà eu peur de ce que les autres peuvent penser ?

 

Le hula-hoop est un sport qui convient parfaitement aux gens qui veulent se remettre en forme. En effet, celui-ci est assez doux pour les articulations et il y a peu de risques de blessures. C’est un sport accessible puisque tout ce dont on a besoin, c’est d’un hula-hoop et d’un peu d’espace !

 

Beth Lavinder
Crédit photo: Cadencia Photography

Le hula-hoop, aussi appelé Hoop dance, est un sport ludique qui permet de travailler tous les muscles de notre corps. Tel qu’abordé dans un précédent article , c’est un sport complet qui a des bienfaits autant au niveau physique que psychologique. Ceux-ci sont bénéfiques pour les gens de 50 ans et plus. En effet, le hula-hoop permet de garder un cœur en bonne santé, de conserver ses muscles toniques, d’entretenir sa souplesse, de développer sa coordination, travailler son équilibre afin de diminuer les risques de chutes.

 

Récemment, j’ai créé un groupe de hula-hoop pour les 50 ans et plus. Quelle est la différence entre un groupe 50 ans et + et un groupe adulte régulier ? Pour le groupe 50 ans et +, l’objectif n’est pas la performance (quoique j’aimerais bien qu’un jour mes élèves acceptent de faire une démonstration, car elles sont impressionnantes !). Le rythme de la classe est plus lent afin de prendre le temps de bien décortiquer le mouvement et y aller étape par étape. Nous prenons aussi plus de temps pour s’échauffer au début de la classe et pour s’étirer à la fin de celle-ci.

 

Quelques conseils avant de vous mettre à la pratique du hula-hoop (ou n’importe quel sport). Si vous avez des douleurs ou une maladie, il est important d’en parler avec son médecin avant de commencer un sport. Il faut toujours commencer progressivement le sport. Durant la classe et après celle-ci, il faut être à l’écoute de son corps et de ses douleurs. Si vous avez des douleurs, il est important de porter attention à celles-ci. Le but étant d’améliorer sa santé et non l’inverse !

 

Peu importe l’activité que vous choisissez, l’important est de faire une activité que l’on aime, et d’avoir du plaisir à la pratiquer. Vous pouvez aussi lire cet article sur les bienfaits du sport après 50 ans.

 

Inspiration : Entrevue avec Beth Lavider

Beth Lavinder
Photo par Cadencia Photography.

J’ai rencontré Beth pour la première fois au Hoopcamp en 2012. J’ai suivi un de ses ateliers et je l’avais trouvée magnifique et inspirante. Puis, je l’ai revue ensuite à diverses conventions de hula-hoop où nous enseignions toutes les deux tel que le InFlow Fest en Ontario et le NEFF en 2015. À chaque fois, j’ai été impressionnée par son style unique et doux. En plus d’être une femme sympathique, c’est une hula-hoopeuse extraordinaire.

Voici une interview qu’elle m’a généreusement accordée :

Tout d’abord, si ce n’est pas indiscret, quel âge as-tu ? Et quel âge avais-tu quand tu as commencé le hula-hoop ?

Je n’ai pas de problème à donner mon âge : j’ai 52 ans, surtout si cela peut aider des personnes de tous âges à apprécier le mouvement et à apprendre à bouger. J’ai commencé à faire du hula-hoop à l’âge de 37 ans.

 

As-tu déjà pensé que tu étais trop vieille pour faire du hula-hoop ? Ou bien, as-tu peur de ce que les autres pensent de toi ?

C’est quelque chose qui me vient régulièrement à l’esprit. Nous sommes tous humains et se sentir intimidé et inhibé fait partie de nos vies, j’en ai bien peur. Je ne me sens pas comme ça quand je suis avec d’autres danseurs, mais quand je suis en public et que des gens qui ne connaissent rien au hula-hoop me voient, j’ai beaucoup douté de moi-même. J’utilise cette appréhension pour me poser la question suivante : qu’est-ce que je veux vraiment faire ? Et la réponse est toujours la même : je veux danser, les spectateurs et mes doutes peuvent aller au diable. Et à chaque fois, une personne vient me voir après ma performance pour me remercier d’avoir dansé et me poser des questions, ce qui confirme ma conviction que personne n’est trop vieux pour danser et que la plupart des gens apprécient ce que je fais. Je pense aussi à ma mère, qui a désormais plus de 80 ans, qui amène ses hula-hoops aux potlucks de son église et fait danser les enfants (et parfois les adultes) et je réalise qu’il n’y a aucune raison de céder aux idées préconçues sur l’âge.

 

Comment as-tu commencé à faire du hula-hoop ?

J’ai commencé en public dans le parc du marché Weaver Street dans le centre-ville de Carrboro en Caroline du Nord. J’y allais régulièrement avec ma famille depuis plusieurs années et j’appréciais beaucoup la scène avec les musiciens et la communauté. Cette femme, qui est désormais connue sous le nom de Spiral, faisait du hula-hoop avec un énorme cerceau autour de la taille sous un gros chêne. J’étais captivée. Je n’arrivais pas à détacher mon regard. Je suis une personne plutôt timide, mais je suis allée lui poser des questions et c’est à ce moment-là que j’ai essayé le hula-hoop pour la première fois, en public. Ça en dit long sur le pouvoir d’attraction que le hula-hoop avait sur moi. Quelques tours et j’étais conquise. Depuis ce jour, je fais du hula-hoop dès que j’en ai l’occasion. J’ai eu beaucoup de chance que Spiral, Baxter (du HoopPath) et Julia Hartsell fassent partie du groupe avec lequel j’ai commencé à faire du hula-hoop.

Quels conseils donnerais-tu aux débutant(e)s de plus de 50 ans ? As-tu des conseils pour pratiquer le hula-hoop ?

Je donnerais les mêmes conseils à quelqu’un qui a cinquante ans qu’à quelqu’un dans la vingtaine : écoute tes envies et amuse-toi. Il y aura toujours des tendances dans le hula-hoop et elles peuvent être une excellente source d’inspiration pour bouger. Selon moi, le plus important est de trouver sa voie et de comprendre ce dont notre corps a besoin. Pour cela, on peut parfois apprendre des autres, voire les imiter et c’est une bonne chose. Mais un des apprentissages les plus importants que j’ai reçus de la part de mon instructeur, Baxter, a été de faire du hula-hoop les yeux bandés, ce qui m’a donné la liberté de ne plus me soucier de mon image et de me concentrer sur ce que je ressentais. La plupart du temps, si tu te sens bien, les autres le voient. Et même si ce n’est pas toujours « beau », je pense que le plus important est de se sentir bien.

 

As-tu une routine bien-être ? Comment prends-tu soin de toi ?

Au tout début de ma pratique du hula-hoop, je me souviens m’être retrouvée assise dans un avion à écouter d’une oreille les consignes de sécurité du membre d’équipage qui nous rappelait qu’en cas de perte de pression de la cabine, il faudrait mettre le masque à oxygène sur nous-mêmes avant de nous occuper des autres. Cela allait à l’encontre de mes intuitions, jusqu’à ce que je réalise que si je ne m’occupe pas de moi-même en premier, je ne pourrais pas être là pour ma famille et mes amis. Notamment en tant que femmes et mères, on nous a appris à prendre soin des autres en premier, souvent aux dépens de notre propre santé mentale et physique. Donner la priorité à notre propre bien-être et en prendre la responsabilité n’est absolument pas égoïste. Pour ma part, avoir un rythme de vie sain est important. Je vais me coucher à la même heure tous les soirs et je mange des aliments simples et bons pour moi. Je prends le temps de bouger tous les jours, que ce soit avec un hula-hoop ou non. En tant que personne introvertie, j’aime passer du temps avec moi-même, mais je consacre toujours du temps à mes amis. Ils sont souvent le meilleur remède à tous mes maux. Et mon travail, qui me nourrit et me stimule, est aussi une part importante de ma vie.

 

Le hula-hoop t’amène à beaucoup voyager pour donner des cours. Quel est ton endroit préféré dans le monde ? Où te sens-tu chez toi ? As-tu appris des langues étrangères ?

C’est impossible de répondre à cette question ! J’ai eu l’immense chance de beaucoup voyager dans ma carrière d’instructrice de hula-hoop. Tous les endroits que j’ai visités m’ont apporté de l’inspiration et m’ont aidé à remettre les choses en perspective. J’ai enseigné en Finlande, au Royaume-Uni, au Japon, à Bali et partout aux États-Unis. J’ai vécu au Japon pendant cinq ans dans les années 90 et je parle toujours un peu japonais. Récemment, j’ai eu la chance de me rendre deux fois en Islande pour des voyages à moto et, bien sûr, j’ai emporté mon cerceau avec moi. Partout où j’ai mon cerceau, je me sens chez moi.

Pratiques-tu d’autres formes d’arts que le hula-hoop ?

Beth Moto 2J’adore bouger avec un cerceau. Au départ, j’avais peur de danser en public sans un cerceau, mais ma pratique du hula-hoop m’a en quelque sorte donné la permission de le faire. Le hula-hoop a été une porte d’entrée vers d’autres formes de mouvement. Ces dernières années, je me suis mise à la moto et ça a été un défi intéressant en termes d’exploration du mouvement avec un objet. D’accord, un objet de 500 livres ! Il s’agit en fait d’une danse au cours de laquelle on doit écouter son partenaire et lui donner le change.

 

Qui sont les artistes qui t’inspirent (dans n’importe quel domaine) ?

Une autre question difficile ! Je suis attirée par les artistes qui créent leur propre forme d’art avec authenticité et intégrité. Jonathan Baxter et Brecken Rivara sont deux hoopers qui me viennent immédiatement à l’esprit. J’aime le fait qu’il y ait quelque chose de plus profond et de plus complexe derrière chacun de leur mouvement. Ils ont su donner du sens à leur pratique. Mais je pourrais en dire autant de toute forme de création artistique, que ce soit la musique, l’écriture, la danse ou les arts visuels.

 

Dis-nous quelque chose sur toi que personne ne sait.

J’adore mon travail, qui consiste à concevoir des maisons personnalisées. Je me sens extrêmement privilégiée d’avoir un travail qui me permet de collaborer étroitement avec les gens afin de les aider à créer un endroit qui correspond à leur mode de vie et qu’ils pourront partager. J’aime sentir mon crayon glisser sur le vélin lorsque je trace des traits pour indiquer la présence de murs et de fenêtres.

 

Quels sont tes projets à court, moyen et long terme ?

In flow festivalJ’espère continuer à apprendre et à me surpasser. J’aimerais continuer à développer mes capacités dans tous les domaines : le hula-hoop, l’architecture, la moto. Et je souhaite continuer à voyager, notamment à l’étranger. J’adore me retrouver dans un environnement complètement inconnu et voir ce qu’il va se passer et quelles opportunités vont se présenter.

Merci beaucoup Beth d’avoir généreusement répondu à mes questions.

 

Vous pouvez suivre Beth sur les réseaux sociaux :

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Maryève

 

Rédactrice: Maryève

Réviseure et traduction: Fanny

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