Fanny à l’Alpine Hoop Retreat

Aujourd’hui, Fanny,  « réviseure officielle » des articles de blogue de Hula-hoop Québec, amie et passionnée de hula-hoop nous parle de son expérience à L’Alpine Hoop Retreat:

 

 C’EST PARTI !

Cette année, pour mes vacances, j’ai décidé de casser la banque, faire sauter mon budget : je me suis offert non pas une, mais deux retraites de hula-hoop en Europe. L’Alpine Hoop Retreat (AHR) et l’Italian Hoop Connection (IHC).

J’ai bien évidemment organisé mon voyage : billets d’avion, logement pour mes premiers jours à Zurich, transport vers les retraites et entre les villes, etc.

Mais avant de prendre mon envol vers le vieux continent, j’étais assez nerveuse : comment prendre l’avion avec mes cerceaux chéris (oui, je les appelle « mes enfants » parfois) sans risquer d’être refusée à la sécurité ou à bord ? Après quelques recherches, je me suis décidée à commander deux nouveaux cerceaux de voyage appelés Grow with your flow chez the Spinsterz. La beauté du concept réside dans le fait que les sections des cerceaux sont de tailles différentes et me permettent donc d’en changer le diamètre, allant de 20 à 34 pouces, ainsi que toutes les tailles paires intermédiaires. Par-fait ! Pas besoin de décider !

 

Je décolle alors pour Zurich, première escale de mon aventure. Je passe mes dernières soirée et nuit en Suisse chez Nicoletta, une hula-hoopeuse que j’ai rencontrée grâce à la mailing-list de l’AHR, et son adorable famille, qui m’ont gentiment accueillie chez eux, à Wetzikon. En pleine coupe du monde de football, nous passons la soirée à regarder un match de la Suisse après un barbecue et une bière. Les cinq membres de la famille me racontent avec plaisir leur traversée de l’Atlantique en voilier qui leur a pris un an et demi, et j’ai des étoiles plein les yeux. La fille de la famille, Toja, 12 ans, fait également du hula-hoop et nous prenons la route le lendemain, accompagnées de Phoebe, une hoopeuse venue de Hong-Kong qui nous a rejoints le matin du départ pour faire du covoiturage.

 

L’Alpine Hoop Retreat

Hoop convention

L’AHR est l’événement qui a motivé mon voyage, car Lisa Lottie était originellement au programme. Malheureusement, suite à une blessure, elle a dû annuler tous ses ateliers de l’année 2018, y compris sa tournée au Canada :’(. Bon, c’est pas grave, j’y vais quand même. L’idée de cette retraite est de se retrouver dans les Alpes autrichiennes pour participer à des ateliers et profiter de l’air frais et des bienfaits de la montagne. Je ne connais pas du tout la communauté de hula-hoop européenne, ce sera donc une grande découverte pour moi.


L’événement a réuni des passionnés venant de 21 pays différents répartis sur 5 continents ! L’Allemagne et l’Autriche sont bien évidemment fortement représentées, mais il y avait aussi des personnes venant des États-Unis, de Hong Kong, du Koweït, de Croatie, du Royaume-Uni, du Mexique, de France, de Norvège, etc. Un beau melting pot culturel.

 

Le lieu

Convention de hula-hoop

Le lieu de la retraite étant logé dans les Alpes autrichiennes, nous prenons des routes sinueuses offrant des vues à couper le souffle sur les montagnes et les vallées. Comme je suis malade en voiture, Nicoletta me laisse prendre le volant pour m’aider à me sentir mieux et ça a marché ! Ouf !

Les ateliers sont tenus en deux endroits : sous une tente près de la Heuberghaus, qui est où nous logeons et où nous mangeons, et dans la Walserhaus, où aura aussi lieu le gala. La Heuberghaus est un logement de randonneur perché à 1 400 m d’altitude entouré de près ; le son des cloches des vaches devient rapidement notre bande sonore. La Walserhaus, quant à elle, est le centre culturel du Kleinwalsertal, une vallée alpine. Pour passer d’un lieu à l’autre, nous pouvons soit prendre une navette mise en place spécialement pour la retraite, soit descendre ou grimper à pied, soit prendre un télésiège avec vue imprenable sur la nature. Le prix du billet comprend aussi bien le logement que la délicieuse nourriture (végétarienne avec des options véganes), mais aussi 10 entrées pour le télésiège. Nous avons également accès à un sauna et à un jacuzzi pour décompresser en fin de journée. Nous sommes entre deux et six personnes par chambre et j’ai eu la chance d’être dans la même chambre que Phoebe. Les seuls problèmes rencontrés ont été le fait que nous n’avions qu’une seule prise de courant dans notre chambre, le nombre insuffisant de douches (seulement six pour nous tous) et l’absence de collation en journée. Ça donne faim de hooper ! À part cela, l’organisation et les lieux ont répondu à toutes mes attentes.


Le premier matin, Phoebe et moi avions décidé d’aller prendre des photos un peu plus haut dans la montagne. Nous ne sommes pas les seules à avoir eu cette idée et nous nous retrouvons dans une séance photo de groupe improvisée. Je suis rapidement attirée par la nature et par un chemin qui semble s’enfoncer dans la montagne. Sans prévenir personne, je disparais dans la forêt et je m’engage dans une randonnée d’environ une heure, seule avec mes deux cerceaux sur l’épaule. Je croise un troupeau de vaches qui broutent à flanc de montagne ainsi que quelques ruches et je n’arrête pas de m’extasier face aux Alpes autrichiennes. Je décide de rebrousser chemin lorsque je remarque que le brouillard commence à s’installer : personne ne sait où je suis et j’ai peur de me perdre.

 

Les ateliers

 

Alpine hoop retreat
Photo courtoisie de Alpine hoop retreat. Axel Hebenstreit – http://www.lichtseelen.com

Les professeurs présents portent tous des noms que nous connaissons bien :Emma KennaLila Chupa Hoops, Amy Greenley, Zach Lambert,Morgan Jenkins,  et Geoffrey Szuszkiewicz. Les participants se voient attribués un groupe au début de la retraite :  lune ou soleil. J’étais dans le groupe lune. L’emploi du temps est organisé de sorte que les professeurs donnent leurs ateliers tantôt à un groupe tantôt à l’autre. Tout le monde apprend donc la même chose, pas besoin de faire le douloureux choix entre plusieurs ateliers qui ont lieu en même temps, comme cela peut être le cas dans d’autres événements (tl;dr: no fomo). Même les ateliers facultatifs sont programmés de sorte que nous puissions assister aux trois ateliers proposés (leviwand, danse du ventre et tissus aériens). Le contenu des ateliers est dense ;  les professeurs souhaitent nous transmettre un maximum de choses, mais aussi connecter avec nous. Emma Kenna remplace Lisa Lottie et nous offre un atelier de type cirque, qui n’est pourtant pas du tout son style, et je tombe complètement amoureuse de sa manière d’enseigner. Les autres ateliers se déroulent comme prévu : chorégraphie et lock avec MissMojangles, les tricks préférés de HoopingMad, des coin flips avec Zacch Attacck, des cerceaux jumeaux avec Lila, du voguing avec Geoffrey et des combos à un et deux cerceaux avec AmyInSpiral. Tout le monde est absolument adorable : on s’entraide, on se félicite, on se motive. Les espaces sont assez grands et nous ne manquons jamais de place. Les ateliers qui se déroulent sous la tente près de la Heuberghaus finissent rapidement par être donnés dans un champ avoisinant quand la météo est bonne, ce qui donne lieu à d’hilarantes situations où nous courrons après les cerceaux qui dévalent la pente.
Oh et j’oubliais, il y avait une séance de yoga tous les matins, mais je ne me lève jamais assez tôt pour y assister ; ) 

 

L’ambiance

citation de hula-hoop

En plus d’entretenir une relation privilégiée avec Nicoletta, Toja et Phoebe, je me suis retrouvée dans une toute nouvelle famille, celle des hula-hoopeurs de l’AHR2018. Nous avons toutes et tous immédiatement échangé, sans crainte ni timidité, c’était comme si nous nous étions toujours connus. Nous discutions non seulement de hula-hoop et de mondanités (les éternels « tu viens d’où ? », « depuis combien de temps tu fais du cerceau ? »), mais aussi de choses plus profondes telles que nos peurs et nos doutes, nos attentes et nos aspirations. Je n’ai jamais ressenti une telle harmonie avec autant de personnes à la fois et en aussi peu de temps ! Quand j’y repense, cela me paraît encore totalement surréaliste. Ça a été une expérience incroyable.

 

Les spectacles

Alpine hoop retreat
Photo courtoisie de Alpine hoop retreat. Axel Hebenstreit – http://www.lichtseelen.com

Nous avons eu le droit à deux spectacles : un jam de feu et le gala des professeurs. Tous les professeurs ont pris part au jam de feu et nous ont offert un spectacle incroyable : Zach n’avait pas l’air d’avoir peur du feu et a fait du nooping (contraction de nose et hooping) avec un cerceau de feu ! Pour beaucoup de participants, c’était la première fois qu’ils jouaient avec le feu et les spectateurs, installés autour d’un feu de camp, les encourageaient en criant et en applaudissant. Il y avait des hula-hoops, bien sûr, mais aussi des éventails et des torches.

 

Le samedi soir, pour le gala, nous avons tous mis nos plus beaux habits et nous nous sommes couverts de brillants pour nous rendre à la Walserhaus en navette. L’ambiance était folle !! Emma Kenna a tenu le rôle de notre MC loufoque et a même performé alors qu’elle avait admis ne pas aimer ça. Nous avons donc eu l’occasion de voir tous nos professeurs en action. Le gala était suivi d’un jam LED qui malheureusement n’a pas duré très longtemps, car les navettes de retour nous attendaient pour nous ramener à la Heuberghaus, où nous devions continuer à faire la fête, mais le trajet a essoufflé les troupes. Seules quelques personnes sont restées dehors soit à hooper, soit à discuter (comme moi), mais la plupart sont allées se coucher. Dommage !

 

Les adieux

Alpine hoop retreat
Photo courtoisie de Alpine hoop retreat. Axel Hebenstreit – http://www.lichtseelen.com

Le jour du départ, il y avait trois ateliers de programmés : un atelier facultatif et deux ateliers réguliers. Trop habituée ou simplement trop affamée, et comme beaucoup, j’ai manqué la note affichée près de la table du déjeuner qui nous demandait d’évacuer les chambres d’ici à 10 h. Il n’y avait donc pas de temps prévu pour que nous empaquetions toutes nos affaires et en quatre jours, on avait mis un sacré bazar. Comme je l’avais prévu, j’utilise le temps de l’atelier facultatif pour m’en charger, un peu pressée, à juste titre, par les organisateurs. Je remplis en vitesse mon gros sac à dos pour leur permettre de nettoyer les chambres. Nous assistons aux deux derniers ateliers : j’ai la chance d’être dans le groupe qui suit les ateliers à la Heuberghaus : pas besoin de descendre et de remonter en télésiège. S’ensuivent un dernier repas et la cérémonie de clôture. La tombola a lieu alors que les navettes qui nous ramèneront vers la Walserhaus, avec toutes nos affaires, arrivent. Et là, le chaos embarque : il y a beaucoup de prix, les numéros s’enchaînent tandis que certains commencent à monter dans les navettes afin d’être sûrs de ne pas manquer le bus qui les emmènera vers la gare. On se dit au revoir comme on enlève un pansement : vite et sans trop y réfléchir. Je ne trouve de la place que dans la dernière navette. Notre chauffeur oublie de tourner dans une rue, nous faisons donc un détour qui nous coûtera d’être en retard. Nous croisons le bus, alors que nous nous approchons du point de rendez-vous. Il est déjà parti ! C’est la panique, on crie dans toutes les langues. Par chance, les personnes qui étaient déjà dans le bus ont demandé au chauffeur de s’arrêter… en plein virage… dans la montagne. On débarque en vitesse et on embarque dans le bus dans la cohue la plus totale. Je sue, je suis essoufflée, je ne réalise pas bien ce qui vient de se passer, mais nous sommes en route vers la gare d’Oberstdorf, où je vais continuer mon périple vers Munich, accompagnée de Morgan Jenkins, Amy Greenley, Zachary Lambert et Elisabeth Lund (l’organisatrice de la retraite Hoop’n’Hike). Ouf !

À très bientôt pour la suite de mon voyage à l’Italian hoop retreat!

 

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Rédactrice: Fanny

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